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liens complexes entre Internet, Administration, citoyen depuis les années 90 -fin

Internet : convergence entre action et réflexion
Il ne faut pas se leurrer, le web, seul, n’est pas le moyen de renforcer la citoyenneté, de palier toutes ces difficultés. Les enjeux tiennent plutôt dans la possibilité de donner la parole et d’écouter ceux qui ne peuvent se faire entendre.

Les TIC ne suppléent ni à la réflexion, ni à l’action. Internet seul ne fait pas plier un Gouvernement. C’est dans la rue que marche l’opinion quand elle ne s’exprime pas dans les urnes. Il faut une convergence de moyens d’action non limités à l’information.

Les Points d’accès publics à Internet (PAPI) représentent un nouveau mode de relation avec l’Administration. Mais une étude récente montre, sur l’exemple des Etats-Unis, qu’il n’y a pas, d’une part, la société réelle et d’autre part, une société virtuelle. Le fait de faire appel à des technologies (penser à utiliser un ordinateur pour chercher de l’information, par exemple) est à mettre en relation directe avec l’existence de pratiques sociales et de réseaux sociaux.

Les initiatives citoyennes sont à envisager. Mais la logique de l’offre technique est une logique de domination. Le projet de société de l’information a surtout un but économique qui est d’asseoir l’hégémonie des puissances existantes. Il faut convertir l’offre technique.

Au sommet de Rio sur l’environnement, en se mobilisant, les associations ont pu grâce à Internet et au forum mis en place à cette occasion, jouer en temps réel sur les gouvernements. Internet donc être aussi une vitrine en temps réel de l’action militante.

L’administration se modernise…
Comme le faisait remarquer le directeur de la Communication au Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, “Pour donner la parole à ses administrés et pour être plus à leur écoute, l’administration n’a pas attendu les TIC pour se moderniser“. Cette modernisation est le résultat d’un effort constant mais les pouvoirs publics n’ont pas d’autres aiguillons que le marché pour aller aussi vite que le secteur privé. Il y a cependant une véritable volonté de l’administration d’aller de l’avant si on en croit certains rapports d’étude voir : https://www.gravir.org/2016/02/13/liens-complexes-entre-internet-administration-citoyen-depuis-les-annees-90/ . Une étude rendue publique lors des Rencontres Européennes de la Communication d’Amsterdam a montré que des sites officiels européens, les sites français étaient les plus consultés. Le site du Premier ministre, par exemple est un succès (mais en quoi sert-il concrètement le citoyen ?).

En interne, les TIC ont certainement un rôle important à jouer. Un Intranet devrait fonctionner d’ici la fin de l’année, reliant entre elles toutes les administrations.

La bureaucratie est cependant suffisamment forte pour “digérer” les TIC. L’Intranet peut très bien devenir un outil électronique “bureaucratique”. Face à ce risque de déformation de, l’appropriation de l’Internet par le citoyen doit se faire à l’échelon local.

On parle aujourd’hui d’une administration plus souple, plus tournée vers l’usager. Les TIC participent à cet effort, la libre circulation de l’information en est un signe. La simplification de procédures est un autre avantage : pour l’impôt sur le revenu, (relation la plus “significative” de l’administré vers l’administration, “geste citoyen”), le site du Ministère des Finances a été consulté par 70000 personnes.

Aujourd’hui les sites officiels ne sont plus de simples “menus déroulants”, il n’y a plus de retard français, l’administration s’approprie les TIC. Des problèmes d’authentification des actes freinent l’évolution de l’utilisation de ces technologies, ce qui devrait être résolu dans quelque temps.

Mais le citoyen ignore encore trop largement qui est responsable de quoi, il ne sait pas trop bien vers qui se tourner. La création du guichet unique, véritable “service après vente” du service public est rendue possible par Internet et peut être une ébauche de solution.

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